Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 00:00

Bonjour à tous!

On re-lance le blog...

Pas facile de vous raconter la Centrafrique, et notre quotidien depuis plus d’1 an. Voici un aperçu en couleurs qui vous donnera envie de nous rejoindre. Au programme, une rapide présentation de la RCA, suivie du guide du bon petit humanitaire ! Et en prime des photos (album 1202RCA)...

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La Centrafrique…

…Si si, c’est un pays ! J’avoue qu’avant de signer mon contrat avec ACTED je n’en avais jamais entendu parler non plus. La République Centrafricaine, aussi grande que la France et la Belgique réunies, ne compte pas plus de 4 millions d’habitants…. On s’en rend vite compte quand on survole le pays, forêts et grandes étendues à perte de vue, et parfois, au milieu de rien, un petit village : une piste de latérite rouge, et quelques cases en briques et pailles éclatés le long de l’axe.

 

Colonisé par les français, indépendant depuis 1960 comme beaucoup de ses voisins, ce pays est en régime de conflits perpétuels : coups d’état, rebellions, conflits ethniques… ce qui empêchent le développement du pays, pourtant pourvu de nombreuses ressources naturelles : diamant, or, coton, bois, fruits, et même uranium ! (Areva a un projet d’exploitation, actuellement suspendu vu le contexte international). L’export est quasi nul, et quand il y en a, il ne profite pas tout le temps à l’état.

La grande majorité de la population vit de l’agriculture. Le taux d’analphabétisme est élevé, de même que celui du SIDA et de la mortalité infantile, en particulier liée aux maladies hydriques (en somme, toutes maladies liées au manque d’eau, donc manque d’hygiène, ou eau de mauvaise qualité : diarrhées,  typhoïdes, infections oculaires, hépatites, choléra, vers intestinaux,…) et paludisme. Ici, rares sont ceux qui dépasse la cinquantaine…

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Les institutions étatiques sont quasi inexistantes, les fonctionnaires ne sont de toutes manières pas ou presque pas payés, et cela concerne aussi l’éducation. Un système de « maîtres parents » a été mis en place : à défaut de profs, les parents de la communauté se mobilisent pour enseigner des rudiments à leurs enfants.

Dans ce contexte, un paquet d’ONG internationales a débarqué en RCA vers 2006-2007, et interviennent dans différents domaines : santé, accès à l’eau, protection, justice, droit de l’homme mais aussi réhabilitation de pistes, construction d’infrastructures communautaires, et à différents niveaux. En fait, dans le jargon humanitaire, on parle de 3 phases : l’urgence, suivie de la post-urgence ou reconstruction, et enfin le développement. Actuellement, en Centrafrique, on est dans de l’urgence dans certaines zones où les exactions des rebelles font encore trop de dégâts et entraînent des mouvements de population : on les appelle les Déplacés Internes, ce sont les gens qui quittent leur village pour rejoindre des centres urbains sécurisés, et s’entassent alors dans des camps où règne la promiscuité. Etrangement, la présence d’ONG dans ces centres de rassemblement leur confèrent des conditions de vie meilleure que dans leur village d’origine : accès aux soins (Médecins Sans Frontière surtout), accès à l’eau (ACTED par exemple, mais pas uniquement), structures d’assainissement, écoles, distributions alimentaires (le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies), et non alimentaires (kits de construction, d’hygiène, et autres). Finalement, les déplacés internes choisissent souvent de rester, même après retour à la normale !

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Typiquement, la ville de Zemio (dans le Sud-Est) où j’étais en 2010 correspondait à ce contexte. Dans d’autres zones, telle que celle où nous sommes cette année (Paoua dans le Nord-Ouest), est plutôt en phase transitoire de reconstruction. Les groupes rebelles ont signé des accords de paix avec le gouvernement et leurs dirigeants ont été intégrés dans le paysage politique. On peut alors envisager plus sereinement la mise en place d’infrastructures communautaires en tout genre. Par exemple, le projet pour lequel nous sommes là prévoit entre autres la construction de marchés, gare routière et abattoir.

 

Allez, assez de tristesse, place à la détente !

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L’avion :

Le mode de déplacement le plus adapté pour l’humanitaire, vu l’état des pistes : il faut 3 jours pour parcourir 1000km, avec un bon 4x4 qui supporte les nids de poules, ravines, bourbiers, ponts cassés, etc. Accessoirement, l’avion permet aussi d’éviter de croiser des méchants rebelles.

 

 RCA 1996

Les taxis-brousse :

Le mode de déplacement que ne prend pas l’humanitaire. Leur temps de trajet est au moins doublé par rapport à un bon 4x4, vu leur chargement, et l’âge avancé du véhicule. Confortable et sans risque, recommandé pour un voyage en toute sérénité !

RCA 1015 

 

Mounjou

Le mot que l’humanitaire entends le plus souvent : ça veut dire « Le Blanc » en sangho, la langue nationale centrafricaine. Proféré surtout par les enfants dès qu’ils t’aperçoivent, l’humanitaire lève alors son bras et agite son salut, telle Miss France défilant dans son carrosse. Peut devenir irritant. Variantes : Mounjou, Zuvoko a bara mo (le blanc, le noir te salue) / Nazara, Moussoungu (le blanc dans d’autres dialectes)….

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Castel / Mocaf

Les 2 bières les plus bues par l’humanitaire. En fait elles viennent toutes les 2 de la même usine. Elles sont un peu plus grandes que nos canettes de kro (66 cl la bouteille standard), ce qui explique que l’humanitaire passe pour un alcoolo lors de ses retours en métropole (ouah, la vache, c’qu’elles sont petites ces canettes. Barman, une autre !). Avantage de ces grandes bières : 1/ aident l’humanitaire à se détendre après ses dures journées de labeur et de stress ; 2/ on trouve que ça en brousse ; 3/ elles animent bien les soirées à thème ou t’aimes pas.

       

 

Les saisons

Elles perturbent l’humanitaire à son arrivée, ici elles n’ont rien à voir avec les 4 de chez nous. Il y en a des multitudes. Par exemple, la saison des pluies (ça tout le monde connaît), la saison des œufs (c’est pour ça qu’on ne trouve pas tout le temps des œufs au marché. Ça n’a rien à voir avec le fait que les poules, comme les autres bétails, soient en divagation et qu’on sait jamais où elles pondent !), la saison des mangues (il y a quasi 1 manguier par personne dans ce pays. Plusieurs conséquences pendant la saison : 1/ les pluies de mangues, c’est dangereux quand ça tombe sur la tête, et 2/ attention les poignées de main poisseuses, surtout celles des gosses qui s’empiffrent toute la journée….),

RCA 1463 

 

la saison pic du paludisme (moins drôle), la saison des briques (en saison sèche, très nombreux sont ceux à se convertir en faiseur de briques. L’inconvénient c’est les trous creusés pour extraire la terre qui sera façonnée et cuite, car ces trous deviennent des nids à moustiques au retour des pluies…..)

 P1040583-fabrication de briques cuites en saison sèche

 

La boule

Késako ?? Le met préféré des centrafricains. Pas celui de l’humanitaire !! Pour les gens d’ici, un repas sans boule, ça n’est pas un repas… Cette boule de 10 à15 cm de diamètre est faite à base de farine de manioc, malaxée à de l’eau de tiède, ce qui lui confère une texture pâteuse. Surtout bon avec une bonne sauce, ou du piment…

Au passage, la farine de manioc, ce n’est pas si facile que ça à faire. Le type de manioc qu’on trouve ici contient de l’arsenic, il faut donc plusieurs séchages au soleil pour l’épurer et le déguster.

 WASH Zémio 033

 

 

Le français centrafricain

C’est une adaptation poétique et imagée du français. Par exemple, lorsqu’on lui dit « Bonjour », l’humanitaire doit répondre « Merci ». Au lieu de « Aziz, Lumière ! », ici c’est « Aziz, torche voir par ici ». Bah oui, quoi, on utilise bien une lampe torche ! L’humanitaire apprendra à utiliser le « téléphone de douche » (le pommeau c’est ringard), et que quand « y’a pas assez de problèmes » c’est que tout va bien !

 

La démerde

Sans aucun doute la plus grande qualité du petit humanitaire ! Réparer des générateurs, faire du pain, du fromage et un potager, gérer des équipes, assumer la compta et l’administratif, communiquer en code radio (charlie tango, ici papa zoulou 2, oscar kilo, terminé), faire de la représentation (sympa les cérémonies protocolaires avec les sous-préfets, on adore), la panoplie d’actions quotidiennes de l’humanitaire se décline à toutes les sauces. 

On pourrait également écrire un roman sur le pour et le contre de l'action humanitaire, le capitalisme, l'altermondialisme, refaire le monde en somme. Après 1 an 1/2 d'expérience ONG (et encore, 1 seule ONG, 1 seul pays), nous ne sommes toujours pas en mesure de donner un avis définitif, il y a tellement d'éléments qui rentrent en ligne de compte dans le débat!!! En tous cas, c'est sûr, il y a des aspects très criticables, et heureusement des résultats positifs. Finalement, ptêt ben que c'est bien, ptêt bien que non, y'a pas de solution miracle.......

On va donc arrêter là cet article, pour le reste il faut venir voir sur place !!

Surtout on souhaite à tous une très bonne année, et de bien en profiter, il paraît que c’est la dernière !!

Bizzzzz

Par Deux Mounjous au coeur de l'Afrique
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Lundi 16 août 2010 1 16 /08 /Août /2010 21:49

Départ de la capitale en stop avec Mariana, une couchsurfeuse d´Asuncion motivée pour aller voir les chutes d´Iguaçu.

On attrape facilement un camion brésilien à un péage qui nous dépose dans la ville frontière Ciudad del Este.

Cette ville est un marché gigantesque car elle se situe à la triple frontière Argentine, Brésil et Paraguay. Comme vous pouvez l´imaginer, ce n´est pas la plus jolie des villes que l´on a croisées.

 

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Mais nous avons la chance avec nous, le Couchsurfing fonctionne à la perfection et Andréa vient nous chercher 10min après être descendu du camion.

Nous sommes donc hébergés chez la famille Rivas, des gens remarquables qui adorent partager avec les étrangers de passage. Ils ont l´habitude d´acceuillir des voyageurs car ils ont aménagé 2 dortoirs à cet effet. Il y a même des photos de leurs précédents hôtes sur les murs.

Le papa d´Andréa travaille pour la sécurité du barage Itaïpu et il nous invite à faire la visite technique (réservée aux privilégiés) des installations. Nous entrons dans le coeur de la plus grande usine hydroélectrique au monde!

Je ne vais pas vous fatiguer avec tous les chiffres mais c´est tout simplement incroyable : 16ans de travaux pour l´ouvrage (8km de long) et une production d´électricité qui laisse loin derrière les centrales nucléaires de dernière génération.

 

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A la maison, l´ambiance est festive, la bonne humeur et la joie vivre respirent dans cette petite famille. A tel point que l´on entame un karaoké maison un peu imbibés après quelques bonnes bouteilles de vins! Bon d´accord je n´ai pas chanté mais je les ai accompagnés à la percu!

On passe de très bons moments dans cette maison, on y goûte des plats typiques de la région, je cuisine même un gâteau au chocolat et une tarte au fraise (c´est la saison il y en a partout) bref, la vie est dure au Paraguay!

 

Le lendemain matin, on récupère un autre français, Antonin, débarquant d´Asunsion et qui se grèffe idéalement pour la visite des chutes d´Iguaçu côté Brésilien.

L´atmospère tropicale du site est ennivrante, il y a des bestioles qui trottent autour de vous et il fait chaud. Le parcours piéton à travers la jungle dévoile peu à peu les magnifiques chutes d´eau. Le spectacle qui s´offre à nous est assourdissant!

 

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Je vous laisse apprécier les photos!

 

La balade nous prend l´après midi complète et tout le long on en prend plein les yeux!!

On nous informe que le côté Argentin est encore plus grand. Je décide de ne pas y aller et de poursuivre ma route vers Rio de Janeiro. Il faut bien laisser des choses à visiter quand on reviendra en Amérique du Sud.

 

Encore merci Andréa pour ces quelques jours passés avec ta famille. C´était inoubliable!! Bisous à tous.

 

 

A bientôt

Par Naplusoif
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Lundi 9 août 2010 1 09 /08 /Août /2010 04:14

 

Il est très facile de tomber amoureux de la Bolivie, par contre c´est beaucoup plus difficile d´en sortir...

Mais après plus de 2 mois dans ce pays incroyable, je prends la direction du Paraguay!

 

Sur la route, j´en profite pour visiter quelques missions jésuites : San Ignacio, Santa Ana et San José de Chiquitos.

 

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Il en reste une dizaine, plus ou moins bien restaurées, dans l´Est Bolivien. C´est un retour au milieu du 18ème siècle. L´architecture, les décorations et les technologies de l´époque sont spectaculaires. L´expulsion des Jésuites du continent en 1767, sur décret du roi d´Espagne, fût une grande perte pour le développement de ses régions très pauvres. Les vestiges de ses missions sont devenues une réelle attraction touristique dans toute la région Nord-Est de l´Argentine, le Paraguay et l´Est Bolivien.

 

Après quelques heures de train (bien plus reposant que le bus), j´entre au Brésil dans la ville de Corumba dans l´espoir de poursuivre le voyage en bateau jusqu´à Asuncion par le rio Paraguay.

Mais j´avais oublié une chose importante sur le Brésil, on y parle portuguais! Heureusement pour moi, ils me comprennent quand je parle doucement Español mais dans l´autre sens, ça ne fonctionne pas pareil!

 

Les 3 compagnies fluviales de la ville ne transportent pas de touristes mais seulement du matériel. Dommage, le Paraguay en bateau ce sera pour une autre fois...

 

 Encore 2 jours de bus vers la frontière paraguayenne! Cette fois ci, je me rend vraiment compte que nous avons changé de pays. On ressent une autre ambiance dans la rue. Un avant goût du Brésil prometteur!

 

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La traversée du Paraguay du Nord au Sud est surprenante. C´est une région plate mais toute verte avec de la territe bien rouge sur les routes. Avec ses nombreuses rivières, le pays draine énormément d´eau douce en surface et il en contient encore plus sous terre. L´énergie hydroélectrique est bien sûr la seule et unique source d´alimentation du pays. Le barage Itaïpu près de Ciudad del Este est la plus grande centrale hydroélectrique au monde (pas pour longtemps car les chinois en construisent une plus grosse).

L´histoire contemporaine du Paraguay a été profondément marquée par la longue période de dictature (sanglante), de 1954 à 1989, exercée par le Général Stroessner. Chiffre frappant : 6 millions de personnes au total et 1 homme pour 5 femmes...il va falloir repeupler le Paraguay!

 

 

Je suis accueilli à Asuncion par Victor et Victoria, 2 collocataires adorables, membres de Couch Surfing. Ils hébergent chaque semaine des voyageurs du monde entier.  Nous sommes 7 personnes à squatter ! 

La boisson nationale ici s´appelle le "terere" . C´est la même herbe qu´en Argentine, mais ils la boivent glacée dans une "Gwampa" (autre type de verre à maté). Il faut savoir que, "normalement" au Paraguay, il fait 40ºC tout le temps!

 

L´ambiance est festive le week end mais on visite quand même la région avec un de leur ami véhiculé.

Superbe balade! Merci à tous! Muchas gracias! Muito abrigado!

 

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Après ces quelques jours à Asuncion, la chaleur du Brésil m´appelle à nouveau.

 

Iguaçu me voilà!!

 

 

 

Bisoux à tous

Par celui qui ne veut pas rentrer
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Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /Juil /2010 21:06

Coucou les inconditionnels de gobelelglobe!

 

Ségo a effectivement quitté l´Amérique du sud (snif snif) mais rassurez vous les premières impressions de son boulot en Centrafrique sont excellentes donc tout va bien de son côté. Changement radical mais réussi!

 

De mon côté, le voyage continue en solo (pauvre martyr) direction le village de Samaïpata à 3h de Santa Cruz qui signifie "lieu de repos dans les hauteurs" en Aymara. Accompagné d´une troupe de français, español et argentins, nous avons respecté la coutume locale, comme son nom l´indique, de ne rien faire du tout.

On y rencontre un italien un peu farfelu mais très intéressant. Il nous fait visiter sa propriété tout en nous exposant sa philosophie de l´existance. Sa magnifique maison en argile et en bois est surplombée par un jardin cultivé en terrasses incas dominant la vallée, pas mal pour un rital!

Quelques petites balades sur les collines avoisinantes, soirée barbeuc musique autour du feu et la mission repos est accomplie.

 

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Je n´arrive toujours pas à m´habituer à cette première personne du singulier...c´est comme dormir tout seul c´est plus triste.

 

 

De retour à Santa Cruz, je retombe sur Raj, un anglais d´origine indienne rencontré à La Paz, qui à l´époque s´était déjà mis en tête d´aller visiter le parc Noël Kempff Mercado au Nord-Est de la Bolivie. Cette réserve naturelle gigantesque est non seulement réputée pour la diversité de sa faune et de sa flore mais aussi par son inaccessibilité.

 

Après quelques préparatifs et renseignements rapides (trop peut-être), nous prenons la route de San Ignacio à 3 puisque Loïc, un français fraîchement débarqué du Brésil, fait parti du voyage.

12h de bus de nuit plus tard, nous débarquons un instant dans cette ville poussiéreuse mais charmante (centre des missions jésuites de la région) avant de remonter 2h plus tard dans un autre "bus bolivien" cette fois pour la Florida, le village aux portes du parc. C´est reparti pour 9h de tape cul!! Il fait très chaud, mais le trajet se passe bien au milieu des bananes plantins.

L´accueil de ce "pueblito" est très chaleureux et on nous invite à installer nos hammacs dans une maison prévue pour les rares touristes. On apprend par la suite que ce bus ne fonctionne que depuis 4 mois et qu´il ne passe qu´une seule fois par semaine (si tout va bien!) le dimanche. Nous étions les premiers touristes à débarquer par ce bus!

 

 

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Un peu d´histoire:

Ce parc tient son nom du naturaliste bolivien Noël Kempff Mercado tristement célèbre pour avoir été assassiné avec 2 de ses collaborateurs en 1986 par des narcotraficants dans les monts de Caparuch situés au centre du parc. La tuerie se produit alors que les scientifiques mènent des recherches dans cette zone qu'ils croient déserte. Ils atterrissent par erreur sur une piste utilisée par des narcotraficants qui s'en servent pour écouler leur production de cocaïne élaborée dans leur fabrique clandestine surnommée Huanchaca (5000 personnes y travaillaient!). Tous les occupants de l'avion léger meurent criblés de balles à l'exception de l'Espagnol Vicente Castelló qui parvient à s'enfuir. La lenteur des opérations de secours et de démantèlement de l'usine provoque des soupçons sur l'implication du ministre de l'intérieur, Fernando Barthelemy, dans la protection de la fuite des narcotraficants.

Cet assassinat marque fortement l'opinion publique bolivienne, notamment à Santa Cruz et donne une nouvelle impulsion à la lutte contre le narcotrafic. Peu après le massacre, la production de coca a cessé à Santa Cruz.

 

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Mais revenons plutôt à nos moutons car le parc déclaré Patrimoine de l´Humanité en1991, ne fait pas que des heureux. Les populations indigènes alentour vivaient principalement de l´exploitation du bois. La zone protégée, devenue inexploitable, a entraîné la fermeture de la scirie laissant ces gens sans travail.

Le gouvernement tente de les reconvertir en guide pour le parc mais sans subvention bien entendu. Heureusement pour eux, une ONG américaine les aide à organiser le tourisme dans cette région reculée.

 

Nous n´étions pas au bout de nos surprises.

Premèrement, on nous informe qu´il n´y a pas de commerce ou autre pour compléter le peu de  victuailles achetées en ville à l´exception de quelques pommes de terre. Etat des lieux : pâtes, riz, patates et quelques carottes. Une femme nous prend presque en pitié et nous offre du pain de riz pour nos petits déjeuners. La balade en forêt s´annonce délicieuse!

Deuxièmement, "aux portes" du parc signifie 39km jusqu´au premier camp de base. Peu de personnes possèdent de voiture et la seule disponible nous demande une somme rondelette.

La première journée passe donc en un éclair, dégotter un guide adéquat (Ronaldo avec de l´expérience), chercher de la nourriture (on arrive à trouver du thon et une boîte de pâté) puis baignade dans le rio et partie de foot endiablée avec les locaux.

 

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Départ le mardi aux aurores, une longue marche nous attend. Mais au poste de garde, la chance sourit aux audacieux, on trouve un moyen de transport pour nous mener jusqu´au camp. On s´en sort bien car je doutais un peu de notre endurance. Certains se rappelle peut-être d´une marche de plus de 35km sans sac en Patagonie, mes mollets s´en souviennent encore...alors chargés pour 5 jours en forêt ça me paraissait difficile!!

 

video à venir

 

Le trajet est tellement épique voir chaotique qu´on en perd un sac tombé du coffre de la Jeep... Bien sûr, on ne s´en rend compte qu´à l´arrivée. Au final, on perd une journée mais on retrouve le sac de Raj avec tous ses papiers!

Notre programme initial se modifie au fil des jours et nous n´avons plus le temps de voir la cascade "El encanto". Du coup, on opte pour "la meseta" (petite table) qui fait partie des monts de Caparuch.

 

Dans l´équipe l´ambiance est bonne ce qui nous fait un peu oublier les 32 bornes jusqu´au prochain campement. Les différents habitats que nous traversons regorgent de vie animale  (forêt humide, sèche, inondée et savane). Nous dégustons même quelques truites fraîchement pêchées dans un rio pour accompagner notre riz.

 

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La nature nous gâte, la veille au soir on a pu observer 2 tapirs à la recherche d´eau, des oiseaux de nuits étranges sans oublier les insectes gigantesques. Mais ici le roi de la jungle, en journée, ce n´est pas le lion mais bien les abeilles qui rôdent dans tous les coins et nous laissent peu de répis lors de nos pauses méritées. Les singes "araignée" se balancent au dessus de nos têtes alors que plus loin les perroquets aras (bleus et jaunes) survolent les cimes à la recherche d´un palmier pour y passer la nuit.

 

Le lendemain, le spectacle est d´une autre envergure. Nous prenons de l´altitude vers les hauts plateaux qui me font penser à ceux du Roraïma au Vénézuela. Ces montagnes recouvertes de savane, nous offrent un point de vue inoubliable.

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On pousse ensuite jusqu´à une piscine naturelle qui rafraîchit nos gambettes échauffées par les kilomètres. Juste à côté, une espèce de gazelle nous observe. Je vous aide c´est la photo nºSDC11697 pas facile à voir.

De retour au campement (hamacs entre 2 arbres), on se prépare encore un petit plat succulent comme vous pouvez l´imaginer. Ségo t´as vraiment rien raté niveau bouffe sur ce coup là!!

 

La promenade n´est pas vraiment de santé car on parcourt en moyenne 33km par jour, plus de 130km en 4jours au total. Même pas mal! ou presque, les pieds de mes confrères sont parcemés de cloques...même notre guide! Le pauvre, il n´avait pas marcher depuis 3mois. Mais on ne regrette rien (même si on n´a pas vu de jaguar). Bien au contraire tout le monde est enchantée par cette immersion au fin fond de la Bolivie.

 

Le derniere journée est vraiment dure pour tout le monde mais on n´a pas trop le choix si on ne veut pas rester une semaine de plus...le mini bus ne nous attendra pas!

 

A peine remis de nos efforts, nous sommes conviés à l´anniversaire du fils de notre guide. Notre chance insultante nous fait gagner un lot de leur tombola. Mais pas n´importe lequel...des bières fraîches!!!

 

L´heure du repos bien mérité a sonné.

 

 

 

A la prochaine

 

 

 
Par a poor lonesome cowboy
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Dimanche 27 juin 2010 7 27 /06 /Juin /2010 16:28

Voici un petit article en direct de Santa Cruz, toujours en Bolivie, d´où Ségo prend l´avion pour Madrid dans ... quelques heures! La sanction est tombée rapidement, sans appel, les vacances sont finies, ACTED (une ONG française) l´embauche pour une mission de 6 mois en Centrafrique!! Prise de pouvoir immédiat (le 9 juillet) pour des projets d´hydraulique, objectif atteint.

Ça vient un peu soudainement, mais après 14 mois de voyage on ne se plaint pas. Par contre, Max, lui, continue selon le programme établi : Bolivie, Paraguay, Iguazu, Brésil, encore 1 mois de ballade, en solo, pour rejoindre Recife, port d´attache du catamaran qui pourrait le ramener dans sa Bretagne natale en août si tout se passe bien!

C´est le grand écart!!

 

On a passé ces derniers jours tranquillement à Santa Cruz, 2ème plus grande ville de la Bolivie après La Paz. Mais rien à voir avec la capitale! On est dans la plaine, c´est fini la culture andine amérindienne. Il fait chaud, ici tout pousse à la mode tropicale, la vie bat son plein sur fond d´influence brésilienne.

Malheureusement  vous aurez pas de photo, petit souci technique jusqu´à mardi (merci la poussière du désert!).

Pour le plaisir, on vous en met une autre du Huayna, on s´en lasse pas...!!

 

SDC11527.JPG

 

Bisoux, à très bientôt pour certains

 

 

 

Par les gobeurs de globe
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